Pascal Marchand continue de nous parler des Babyloniens :

Dans le ciel, pour une population qui ne voyage pas très loin, les étoiles sont fixes. On les voit ; on les reconnaît ; on distingue les plus brillantes ; on les situe les unes par rapports aux autres.

D’autres astres sont en mouvement : le soleil et les planètes. Très tôt, on a observé que le Soleil monte dans le ciel, culmine puis redescend. On a donc un premier repère temporel qui est la culmination, qu’on appelle « midi solaire vrai ». Les emplacements des levers et couchers du Soleil ont été également repérés et soigneusement notées.

Mais on observe aussi que le mouvement du Soleil est circulaire. On l’appelait écliptique parce que les éclipses se produisaient sur ce cercle. La position des levers et couchés du Soleil étaient relevés de cette manière.

La terre est au centre du Monde. Elle est immobile et les astres sont animés globalement de deux mouvements : un mouvement diurne d’Est en Ouest en un jour et un mouvement d’Ouest en Est accompli en des temps différents mais en un intervalle qu’ils nommèrent année pour le Soleil. De là ils imaginèrent que tout ceci se déplaçait sur des sphères centrées sur le centre de la Terre.

Cinq planètes sont visibles à l’œil nu : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Elles se distinguent des étoiles parce qu’elles se déplacent. Mais elles ne se déplacent pas n’importe où dans le ciel. Elles restent dans une bande autour de l’écliptique. Les Mésopotamiens représentent une bande de ciel centrée sur l’écliptique mesurant 8° de part et d’autre et divisée en douze parties de 30°.

Pourquoi les planètes se déplacent et pas les étoiles ? Sûrement parce qu’elles ont la volonté et la possibilité de se déplacer. Ce sont donc des dieux. Il faut les observer pour connaître leurs desseins, leurs messages et adapter nos comportements. Aucune explication autre que religieuse et mythique n’est donnée au cosmos.

Eurêka est le premier tome de la série Épistémè, qui racontera l’histoire des idées scientifiques (ou épistémologie) de la Grèce antique au XXe siècle, sur une idée et d’après les textes de Pascal Marchand, chercheur à l’université Toulouse 3 Paul Sabatier. Eurêka sera publié aux éditions La boîte à bulles courant 2023.
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